Pendant que les prix flambent, les salaires, eux, restent bloqués, et ce sont une nouvelle fois les agentes et les agents qui paient la facture. La situation géopolitique, l’extension des guerres et l’avidité de ceux qui spéculent sur ces crises font bondir les prix des énergies, et plus largement le « coût de la vie ». Et pendant que les prix flambent, les salaires des 5,8 millions d’agentes et d’agents qui font vivre les services publics sont bloqués. C’est un scandale social.
Les politiques menées par les gouvernements successifs en matière de rémunération des personnels de la Fonction publique obéissent toutes à la même logique : dévaloriser la rémunération indiciaire, celle qui rémunère le métier, les fonctions exercées de par son grade, l’expérience professionnelle, l’engagement quotidien, qui détermine le moment venu l’essentiel du montant de la pension… en un mot, la carrière !
Année après année, les gouvernements se sont acharnés à geler la valeur du point d’indice sauf quand les bonds spectaculaires de l’inflation les obligeaient à amortir ses effets. Prises à contre-coeur, ces augmentations au coup par coup n’ont jamais compensé plus du tiers des effets de l’inflation que subissent les courses, les factures, le loyer…
Chaque hausse du SMIC oblige le gouvernement à relever le minimum de traitement dans la Fonction publique. Mais contrairement au secteur privé où l’augmentation du SMIC peut aussi avoir des effets de revalorisation de l’ensemble des salaires, le gouvernement refuse de revaloriser l’ensemble des grilles indiciaires.
Pour la Fonction publique et ses agentes et agents, les gouvernements font toujours le choix de relever seulement les échelons passés sous le minimum Fonction publique. Résultat : les grilles sont tassées et dans les catégories C et B la progression de carrière est neutralisée en termes de rémunération.
La FSU est résolue à combattre cette situation inacceptable. Elle refuse de laisser les agent.es publics s’appauvrir davantage. Elle défend la nécessité de mobilisations rapides et d’ampleur pour gagner une revalorisation de nos rémunérations.[…]

Comme les autres ministères, celui de la Culture subit une forte austérité budgétaire. Aux baisses du budget du ministère s’ajoutent l’austérité dans le financement de la culture de plusieurs régions, de nombreux départements et de communes surtout celles remportées par des majorités d’extrême droite et de droite. La disparition des festivals, la fermeture de théâtres, de musées, d’associations culturelles et de centres d’animations culturels se multiplient…. Cela vient s’ajouter à la disparition depuis plusieurs années de centaines de maisons de la jeunesse et de la culture. Partout, sur tout le territoire les lieux de culture et d’exercice de l’art disparaissent. Plus étonnant même le patrimoine : châteaux, vestiges, églises et autres ne sont pas épargnés par les coupes budgétaires…
Les communes d’extrême droite et de droite font même des coupes budgétaires pour la culture un argument électoral et privilégient le financement de tout ce qui relève de la sécurité…
Ce désengagement généralisé de l’Etat et des collectivités locales laisse alors un boulevard à des financiers privés qui ont un intérêt pour la culture très orienté, tels que les Philippe de Villiers et son Puy-du-Fou, ou Stérin qui finance par le biais d’une agence l’association Les plus belles fêtes de France, ou encore Ladreit de Lacharrière qui avec Fimalac investit dans l’industrie culturelle, a racheté plusieurs théâtres parisiens et qui avec et sa fondation Culture & Diversité aide des jeunes d’origine modeste.
Au sommet de ces financeurs prédateurs trône Vincent Bolloré qui depuis des années vampirise la culture, le cinéma, l’édition, les médias et dont les fervents défenseurs : intellectuels, écrivains, écrivaines, acteurs, actrices, etc. désormais directement concernées par sa main-mise semblent se réveiller et découvrent un peu tard ce que nous dénonçons depuis des années.
Comme partout ailleurs, le recul du secteur public marque la fin de la culture pour tous et toutes, remplacée par une culture financée et orientée par et pour des intérêts financiers et idéologiques.
Nous ne voulons pas d’une culture seulement accessible à celles et ceux qui peuvent se la payer et nous voulons encore moins d’une culture accessible seulement parce qu’elle sert des intérêts privés en diffusant les valeurs d’une idéologie capitaliste et d’extrême droite.
Il est temps de repenser le financement de la politique culturelle notamment en supprimant les exonérations et dégrèvements d’impôts qui ne profitent qu’aux riches, et il faut au contraire taxer les riches pour permettre le financement d’une véritable politique publique favorisant la culture pour toutes et tous, et l’éducation populaire.
[…]

La proposition de loi portée par Gabriel Attal, examinée à l’Assemblée nationale le 10 avril, ne visait pas seulement les commerces de bouche. Elle visait aussi les lieux culturels (en langage attalien, lire : « touristiques »). Musées, salles de spectacle, établissements sous tutelle, nous étions dans le viseur. Car jusqu’ici, cela n’aura échappé à personne, les musées sont fermés le 1er mai, à l’exception de quelques spécimens aux mains de négriers notoires…
Derrière les arguments sur le « service au public » et le « volontariat », la logique macrono-attalienne était simple : entreprendre de faire du 1er mai un jour comme les autres, secteur par secteur, en commençant par ceux qu’on estime déjà les plus fragilisés.

Total : le gouvernement a reculé le 13 avril, pas convaincu, contraint sous la pression de l’intersyndicale et d’une opinion publique peu séduite par les mirages de l’adaptation et de la flexibilité. Mais attention, ce recul n’est pas un abandon, ce n’est qu’un ajournement : le gouvernement vient d’annoncer le report à 2027 d’une loi sur le 1er mai. Donc, même si d’ici là Macron sera parti, ça va re-chauffer ![…]

          À l’occasion de la journée internationale contre le racisme et le fascisme, de nombreuses organisations appellent à la mobilisation avec les collectifs de sans-papiers et la Marche des Solidarités. La mort d’un jeune fasciste à Lyon n’y change rien. L’offensive actuelle de toutes les franges de l’extrême-droite et du fascisme,[…]

Le rituel des vœux c’est l’occasion de faire le point sur l’année qui vient de s’écouler et d’esquisser des horizons désirables pour l’année qui commence.
Bon… cette année 2026 démarre sur le constat anxiogène de la brutalité des régimes d’extrême droite. Tournant le dos aux règles communes et à l’interêt général, ils imposent la loi du plus fort, et cela avec le soutien explicite des forces économiques et le soutien implicite de démocraties rongées par l’individualisme et les tristes passions réactionnaires.[…]

La FSU Culture approuve la décision du Mucem de mettre fin à son partenariat avec la société Digital Realty, accusée par plusieurs associations internationales de fournir des outils de répression utilisés contre les populations palestiniennes.
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Manifestations le 18 décembre 2025, partout en France et à Paris.
La loi immigration du 26 janvier 2024 et la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025, ont des conséquences humaines catastrophiques pour les personnes étrangères qui souhaitent travailler, étudier, se soigner, se marier, avoir une vie familiale en France. Tout est organisé pour leur rendre la vie impossible, en les soumettant quotidiennement à une violence sociale, administrative et institutionnelle incompatible avec la promesse démocratique de nos sociétés.[…]

Le SNAC FSU tient à dénoncer l’attitude des autorités qui vise à criminaliser les actions syndicales et les syndicalistes. Après la criminalisation de syndicalistes pour des tracts, des graffitis (contre la réforme des retraites), c’est au tour de Fabien Villedieu, secrétaire fédéral de SUD-Rail d’être convoqué au commissariat du 12e arrondissement[…]

Dans sa niche parlementaire le RN ambitionne de rétablir le délit de séjour irrégulier. C’est ce texte qui sera discuté en séance publique ce jeudi 30 octobre 2025. Celui-ci prévoit d’instaurer une amende de 3750 euros à tout étranger âgé de plus de 18 ans qui séjourne en France sans titre de séjour. L’étranger ainsi condamné pourrait également encourir une peine complémentaire d’interdiction du territoire français d’une durée maximale de 3 ans.[…]

Aujourd’hui débute l’examen du projet de de loi de financement de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale. La lettre rectificative au projet de loi de financement de la sécurité sociale, précisant les modalités de la « suspension » de la réforme des retraites et son financement, dévoile les leurres  du[…]

L’onde de choc provoquée par le cambriolage de la Galerie d’Apollon, ce dimanche 19 octobre 2025, dépasse la simple consternation patrimoniale. Ce vol audacieux met en lumière de la manière la plus brutale qui soit les conséquences des politiques de coupes budgétaires et de réduction des effectifs, que nous avons maintes fois dénoncées.[…]

CFDT – CGT – FO – CGC – CFTC – UNSA – Solidaires – FSU
Lors de son discours de politique générale, le Premier ministre a annoncé la suspension de la réforme des retraites jusqu’aux prochaines élections présidentielles. Cela signifie que les générations nées en 1964 et en 1965 pourraient partir quelques mois plus tôt que prévu, à 62 ans et 9 mois et avec 170 trimestres de cotisations.[…]

Lors de son discours de politique générale, le Premier ministre a annoncé la « suspension » de la réforme des retraites jusqu’aux prochaines élections présidentielles. Concrètement, cela signifierait, si l’amendement gouvernemental tient jusqu’au terme d’une navette parlementaire à l’issue incertaine, et s’il n’est pas censuré par le Conseil constitutionnel, que les générations 1964 et 1965 auront la possibilité de partir avec comme âge légal de départ 62 ans et 9 mois et 170 trimestres de cotisation.[…]

Madame la ministre,
Durant la période qui vient de s’écouler, vous-même, votre cabinet, votre administration et les dirigeants des établissements publics placés sous sa tutelle ont à différents niveaux et à de multiples reprises porté atteinte au droit et à la pratique sociale dans notre ministère.[…]

CFDT – CGT – FO – CGC – CFTC – UNSA – FSU – Solidaires

Après la réussite de la mobilisation interprofessionnelle du 18 septembre, l’ensemble des organisations syndicales avait posé un ultimatum. Elles ont été reçues ce matin par le Premier ministre, pour obtenir des réponses concrètes aux revendications exprimées par les travailleuses et les travailleurs.[…]

À l’appel de la FSU, CFDT, CGT, CGT-FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, et SOLIDAIRES
Malgré la chute du gouvernement Bayrou le 8 septembre et la nomination de Sébastien Lecornu comme Premier ministre, le projet de budget présenté en juillet, préparé par les services des ministères, reste sur la table. Nous ne voulons ni du budget Bayrou, ni de tout autre budget qui serait sous-tendu par les mêmes orientations libérales et austéritaires.[…]