LE 1ᵉʳ MAI N’EST PAS À VENDRE
La proposition de loi portée par Gabriel Attal, examinée à l’Assemblée nationale le 10 avril, ne visait pas seulement les commerces de bouche. Elle visait aussi les lieux culturels (en langage attalien, lire : « touristiques »). Musées, salles de spectacle, établissements sous tutelle, nous étions dans le viseur. Car jusqu’ici, cela n’aura échappé à personne, les musées sont fermés le 1er mai, à l’exception de quelques spécimens aux mains de négriers notoires…
Derrière les arguments sur le « service au public » et le « volontariat », la logique macrono-attalienne était simple : entreprendre de faire du 1er mai un jour comme les autres, secteur par secteur, en commençant par ceux qu’on estime déjà les plus fragilisés.
Total : le gouvernement a reculé le 13 avril, pas convaincu, contraint sous la pression de l’intersyndicale et d’une opinion publique peu séduite par les mirages de l’adaptation et de la flexibilité. Mais attention, ce recul n’est pas un abandon, ce n’est qu’un ajournement : le gouvernement vient d’annoncer le report à 2027 d’une loi sur le 1er mai. Donc, même si d’ici là Macron sera parti, ça va re-chauffer ![…]

