CNC : mise en examen de Dominique Boutonnat

Le président du CNC, Dominique Boutonnat, après sa garde à vue, a été mis en examen pour agression sexuelle et tentative de viol, puis placé sous contrôle judiciaire.

Cette situation totalement inédite dans notre établissement a sidéré le personnel. La direction a de son côté décidé de ne pas communiquer sur cette affaire appelant les agents à rester sereins et se concentrer sur leur travail.
En interne, les directeurs ont été invités à organiser des réunions avec les agents pour faire passer des éléments de langage, plutôt lénifiants, au regard de la situation.

Faire comme s’il ne s’était rien passé et appliquer la politique habituelle de l’omerta ne nous surprend guère. La présomption d’innocence invoquée par la direction n’est pas en cause.

En revanche, comment dans cette situation, le dirigeant d’un établissement public de renommée nationale et internationale peut-il porter une parole publique, crédible, auprès des tutelles et des professionnels ?

La volonté politique affichée par le CNC de mettre en place des outils de prévention et des engagements de la part des sociétés de production en matière de harcèlement sexuel et sexiste, s’accommode mal de cette situation.

Nous estimons que Dominique Boutonnat a le devoir moral de se mettre en retrait et de se concentrer sur sa défense dans une affaire d’une telle gravité.