CNC : Heure mensuelle d’information du 20 février 2024

Nous avons invité les agents des directions prévoyant des réorganisations à se manifester auprès des élus afin de pouvoir délibérer au mieux lors du CSA du 27 février. Quelle n’a pas été notre surprise quand certaines personnes nous ont dit qu’elles ne savaient pas que leurs directions étaient concernées. Cela s’explique par les procédés actuels de l’administration du CNC qui ne s’intéresse pas aux conditions de travail réelles des agents, et impose ses décisions sans concertation.

Loin d’être exceptionnelles, ce genre de manières conjointes à l’intimidation constante et au chantage à la « confidentialité » sur les représentants du personnel ne font qu’accroitre la défiance des agents envers leurs hiérarchies, ruinant par conséquent l’exécution des missions de Service public au CNC, missions dont la première condition est pourtant la transparence.

Dans cet esprit, l’administration nous a indirectement imposé – en refusant d’assumer ses compétences – de garder pendant trois ans sous clé les données sociales 2022 des agents du CNC, notamment les heures travaillées que Octime a automatiquement supprimé.

Nous rappelons que le nombre d’heures supplémentaires effectuées par les agents ne sont toujours pas prises en compte par l’administration. 

Nous alertons également les agents sur la disparité relative à l’attribution du CIA selon le Rapport social unique : en 2022, les directeurs ont bénéficié d’une augmentation de 4 %, les chefs de service de 3 % tandis que le personnel correspondant aux catégories inférieures a subi une baisse inacceptable. La justification relative à la baisse de la moyenne du CIA des catégories 1 et 2 est irrecevable face à l’augmentation significative des catégories supérieures. Un lissage aurait été plus équitable et judicieux.

Nous aimerions croire que ces profondes disparités accentuées par la nouvelle grille salariale seront atténuées par les négociations sur la partie indemnitaire que l’administration souhaite apparemment ouvrir cette année avec une possible application en 2025. 

Suite à la décision de décembre 2023 du MCC d’imposer automatiquement deux jours de congés les 10 mai et 16 août, nous avons demandé aux agents présents ce qu’ils en pensaient : une courte majorité s’est dégagée pour refuser d’accepter ce genre de pratique, les agents souhaitant garder leur liberté de poser ou non des congés. Si cependant des nécessités de fermetures exceptionnelles advenaient, les agents souhaitent que l’administration effectue ce qui a été fait lors de l’évacuation du CNC l’an passé avec les heures présentielles : qu’elle offre des congés aux agents. 

A ce sujet, de plus en plus d’agent sont contraints, dans un contexte d’inflation galopante qui n’est pas compensée par une juste revalorisation salariale, de se faire payer leurs jours de congés via le CET, il est donc vital de ne pas leur en voler.

En outre, en cas de congé imposé, qu’en sera-t-il de la nécessité de présence minimale de 2 jours sur site ? Les jours de télétravail octroyés aux agents seront-ils maintenus ?

Toujours avec le MCC, M. Allaire a élégamment résumé le fond de sa « pensée » : 

« Les JO, c’est pas Noël »

Autrement dit, les administrations et leurs agents devront se débrouiller sur le tas, sans directives claires et synchronisées de la part des tutelles, lesquelles n’ont même pas été capables de donner un tableau des établissements avec leurs personnels affectés par les zones réservées aux JO. 

Points également évoqués : 

  • Sur les travaux des fenêtres du site Raspail, nous avons appris que leurs résultats dans le bureau témoin étaient pour le moins préoccupants.
  • Des plaintes de plus en plus vives ont été émises sur les tarifs exponentiels de la cantine de Raspail qui augmentent sans arrêt.

Enfin, nous continuerons à demander à l’administration les éléments qu’elle a refusé de mettre à l’ordre du jour du CSA :

  • Assouplir la contrainte des deux jours par semaine obligatoire en présentiel.
  • Mettre fin :  > aux suppressions d’heures > aux suppressions de jours ou demi-journées de congés tous les trimestres > à l’écrêtage du progiciel Octime
  • Restitution sur l’année N de toutes les heures travaillées des agents du CNC en N-1.
  • Permettre le remplacement des postes d’agents du CNC dès le premier mois. A défaut, prévoir une indemnité pour les agents en charge des missions du poste vacant dès le premier mois
  • Augmenter la valeur du ticket restaurant actuellement de 9 euros pour les agents de la DPC.
  • Avoir une visibilité sur le budget de déplacement professionnel par service
  • Obtenir les grilles de rémunération des agents du CNC à jour
  • Concernant la Base de données sociale 2022, nous souhaitons que l’administration indique à chaque agent le nombre d’heure ce qu’il a perdu chaque année depuis la mise en place du progiciel Octime à cause des « écrêtages » actuels paramétrés.