Handicap : le ministère a-t-il un problème avec l’inclusion ?

Jeu pédagogique de simulation des handicaps et des droits {www} →

Le handicap du recrutement au maintien dans l’emploi {PDF} →

Depuis plusieurs mois notre organisation syndicale est sollicitée par des collègues ou pour des situations professionnelles qui ont comme point commun les difficultés d’inclusion d’agents en situation de handicap. Des refus de titularisation ou des procédures disciplinaires ou administratives sont engagées à l’encontre de collègues qui sont affectés de handicap et dont certains ont reçu la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH).

Ici un ou une collègue se voit opposer un refus de titularisation pour une impossibilité d’adaptation de poste, ailleurs une autre se retrouve sanctionnée pour des difficultés de ponctualité ou de comportement en lien direct avec sa pathologie.

Obtenir des labels, signer des chartes, conventionner avec des organismes qui œuvrent pour l’insertion des personnes handicapées c’est bien pour le plan de com’ du ministère.

On reçoit toutes et tous des « info-lettres », des « Flash infos », des communiqués…sans trop y porter attention, on se dit que les choses avancent dans le bon sens.

Mais dans la pratique, qu’en est-il de la réalité de l’adaptation des postes de travail ? Qu’en est-il des délais de mise en œuvre concrète des engagements ?

Qu’en est-il du travail déclaré inclusif ? Qu’en est-il de la sensibilisation et de la formation des collectifs de travail ? De la formation des encadrants et des gestionnaires RH de proximité ?

Dans des équipes, dont les effectifs menacés par les nouveaux schémas d’emploi sont à l’os, un agent plus souvent absent en raison de sa pathologie requiert plus d’attention et peut, si l’on n’y prend garde, devenir le vilain petit canard.

« Comprenez Madame, nous rencontrons des difficultés de gestion avec cet agent, il perturbe l’organisation du collectif, nous ne pouvons pas privilégier des situations et faire du travail à la carte. Il serait peut-être bien de réviser sa position dans le service »

Alors non, ce tableau que nous décrivons n’est pas fictif. Il relate des situations qui semblent de plus en plus fréquentes. Et c’est inadmissible !

Il est du devoir de toute organisation syndicale de tirer le signal d’alarme, mettre en lumière ces situations et de réclamer de meilleures conditions de travail pour toutes et tous.

Pour ces raisons, la FSU Culture revendique :

qu’un bilan annuel anonymisé de tous les aménagements de poste soit présenté dans les instances locales et nationales ;

que toute difficulté rencontrée dans un service en raison du handicap d’un agent soit transmise à la médecine du travail pour un accompagnement réel, et non gérée en silence ;

la plus grande vigilance des inspecteurs santé et sécurité sur ce sujet ;

une formation réelle, en présentiel et sur plusieurs jours, sur toutes les questions de handicap et d’adaptation au poste, de toutes les équipes ainsi que leurs encadrants ;

de réels moyens et des formations dédiées pour le déploiement d’un vrai réseau de référents handicap efficient ;

l’arrêt immédiat de toute décision de non-titularisation motivée, directement ou indirectement, par le handicap de l’agent ;

une meilleure prise en compte des handicaps dit invisibles qui représentent pourtant 80% des handicaps reconnus ;

une réflexion sur la mise en place d’un moyen (sur volontariat) de signalement du handicap invisible comme le dispositif tournesol

La FSU Culture est attachée à défendre le collectif de travail et les individus qui le composent quel que soit leur statut, et revendique l’inclusivité avec des avancées concrètes au ministère de la Culture et dans ses établissements.

A chaque fois que notre organisation a été saisie ou informée de situations discriminatoires au regard du droit, nous avons pu systématiquement soutenir les agents concernés et veiller à ce que l’administration respecte leurs droits et n’abuse pas de leurs éventuelles faiblesses ! Nous le referons encore autant que de besoin !

Vous pouvez compter sur notre organisation pour veiller aux côtés des agents à ce que les labels Égalité, Diversité, etc. ainsi que les engagements pris en matière d’amélioration des conditions de travail, de respect des droits des personnes et d’un traitement juste et équitable de chacun, tenant compte de sa situation individuelle, soient véritablement appliqués et que personne ne subisse aucun arbitraire des hiérarchies ni aucune injonction délétère de management brutal, dévalorisant voire menaçant pour son sort et sa santé.

N’hésitez pas à nous faire remonter les cas que vous pourriez observer et les situations problématiques que vous subissez peut-être, nous sommes à votre service et au service de l’égalité et de la diversité dans nos établissements.

La FSU Culture ne se contentera pas de labels. Nous exigeons des actes, et nous continuerons à les réclamer tant que ces situations perdureront.

La FSU Culture défend tous les agents et considère que la diversité est une richesse.

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