CARRIÈRES ET RÉMUNÉRATIONS DANS LA FONCTION PUBLIQUE : SOUS LA LIGNE DE FLOTTAISON DU SMIC !

Pendant que les prix flambent, les salaires, eux, restent bloqués, et ce sont une nouvelle fois les agentes et les agents qui paient la facture. La situation géopolitique, l’extension des guerres et l’avidité de ceux qui spéculent sur ces crises font bondir les prix des énergies, et plus largement le « coût de la vie ». Et pendant que les prix flambent, les salaires des 5,8 millions d’agentes et d’agents qui font vivre les services publics sont bloqués. C’est un scandale social.
Les politiques menées par les gouvernements successifs en matière de rémunération des personnels de la Fonction publique obéissent toutes à la même logique : dévaloriser la rémunération indiciaire, celle qui rémunère le métier, les fonctions exercées de par son grade, l’expérience professionnelle, l’engagement quotidien, qui détermine le moment venu l’essentiel du montant de la pension… en un mot, la carrière !
Année après année, les gouvernements se sont acharnés à geler la valeur du point d’indice sauf quand les bonds spectaculaires de l’inflation les obligeaient à amortir ses effets. Prises à contre-coeur, ces augmentations au coup par coup n’ont jamais compensé plus du tiers des effets de l’inflation que subissent les courses, les factures, le loyer…
Chaque hausse du SMIC oblige le gouvernement à relever le minimum de traitement dans la Fonction publique. Mais contrairement au secteur privé où l’augmentation du SMIC peut aussi avoir des effets de revalorisation de l’ensemble des salaires, le gouvernement refuse de revaloriser l’ensemble des grilles indiciaires.
Pour la Fonction publique et ses agentes et agents, les gouvernements font toujours le choix de relever seulement les échelons passés sous le minimum Fonction publique. Résultat : les grilles sont tassées et dans les catégories C et B la progression de carrière est neutralisée en termes de rémunération.
La FSU est résolue à combattre cette situation inacceptable. Elle refuse de laisser les agent.es publics s’appauvrir davantage. Elle défend la nécessité de mobilisations rapides et d’ampleur pour gagner une revalorisation de nos rémunérations.