Depuis la semaine dernière, des lycéennes et des lycéens en région parisienne, et plus récemment partout dans le pays se mobilisent pour dénoncer leurs conditions d’étude. Ils et elles ont été rejoint·es ces derniers jours par les étudiant·es.
Les lycéen⋅nes demandent des bâtiments en bon état et correctement isolés, où l’on n’a ni trop froid l’hiver ni trop chaud l’été. Ils demandent des enseignants en nombre suffisant, remplacés quand ils sont absents, pour que les heures de cours ne se perdent plus. Ils demandent des effectifs par classe moins lourds, condition d’un accompagnement réel de chacun. Ils dénoncent enfin la logique de tri social de Parcoursup, qui transforme l’orientation en angoisse et en sélection.
Leurs revendications sont réelles et légitimes. Leurs revendications sont légitimes, la FSU les partage et les soutient.
Elles sont le reflet de conditions d’études déplorables, du manque de places et du manque de postes, conséquences directes des choix budgétaires et politiques imposés par les différents gouvernements d’Emmanuel Macron.
Parce qu’ils réclament plus d’égalité, parce qu’ils dénoncent les conséquences des choix politiques macronistes, notamment la sélection opaque via Parcoursup, le gouvernement a fait le choix de répondre par la force et la répression policière : charges violentes, utilisation d’armes létales, multiplication des interpellations et des déferrements.
La FSU Culture condamne fermement cette réponse répressive qui confirme que ce gouvernement est aux abois, ne sachant répondre que par la violence à la colère sociale, y compris celle de la jeunesse. La simple participation des lycéen·nes et étudiant·es aux mobilisations ne doit entraîner ni sanctions ni poursuites.
La FSU Culture apporte son soutien aux personnels et aux jeunes blessés ces derniers jours.
Les violences doivent cesser, la jeunesse doit être protégée.
Il y a urgence à permettre l’expression lycéenne et étudiante sans entrave et dans un cadre démocratique, pacifique, libre et serein.
L’Ecole et l’université forment des futur.es citoyen·nes qui doivent pouvoir exercer leurs droits à s’exprimer, à manifester, à se réunir….
Le gouvernement doit répondre aux revendications par des réponses budgétaires et politiques.
Si le budget ne présente aucune réponse à la colère qui s’exprime, le gouvernement portera une très lourde responsabilité dans l’aggravation de la situation.
La FSU Culture appelle les agent.es des services publics culturels à soutenir les mobilisations lycéennes en cours.
Elle appelle à participer, par tout moyen, aux mobilisations qui seront organisées sur l’ensemble du territoire national le mardi 6 octobre prochain.
