Les projets de budget 2027 s’annoncent encore plus catastrophiques qu’envisagé. Et c’est une potion bien amère que le gouvernement veut faire avaler aux agents de la Fonction publique !
Objectif : 54 milliards d’économies ! Encore une fois, le pouvoir macroniste fait le choix de compresser les dépenses publiques et sociales plutôt que d’augmenter les recettes. Selon le premier ministre le « budget de l’Etat sera gelé en valeur l’an prochain » mais la Défense devrait tirer son épingle du jeu et son budget augmenter encore, vers un quasi doublement en 10 ans.
Les grands perdants de ces projets de budgets : les agent·es de la Fonction publique, les retraité·es, les personnes malades ou accidenté·es, les collectivités territoriales et de manière générale les services publics, et donc l’ensemble de la population, puisque les services publics sont des leviers de redistribution et de cohésion sociale.
Parce qu’elles sont majoritaires dans la fonction publique et qu’elles sont les premières usagères des services publics, surreprésentées dans les métiers les plus dévalorisés, les femmes seront encore plus durement impactées.
La FSU Culture dénonce avec force le nouveau gel de la valeur du point d’indice des fonctionnaires avec lesquel·les Emmanuel Macron a manifestement un problème : aucune augmentation du point d’indice pendant son premier quinquennat, un maigre dégel en 2022 et 2023 imposé par le choc de la crise inflationniste de la guerre en Ukraine et puis plus rien.
Il est le responsable de la paupérisation grandissante de ces femmes et de ces hommes qui tiennent pourtant des services publics exsangues à bout de bras.
Ces derniers mois ont confirmé qu’en temps de crise, comme les récentes canicules, elles et ils incarnent concrètement l’intérêt général. L’ensemble des personnels du service public de santé, de l’éducation, du travail, de la territoriale et de la sécurité civile sont au service de la population.
Le gouvernement continue sa stratégie cynique qui consiste à multiplier les remerciements aux agent·es de la fonction publique, escomptant ainsi la poursuite de leur engagement, sans jamais faire un geste pour leurs rémunérations et leurs conditions de travail. Cette nouvelle provocation ne peut donc rester sans réponse. De plus, elle s’ajoute aux 6 milliards d’économies envisagées sur le dos des retraité·es, diminuant d’autant leur pouvoir d’achat. Une coupe claire qui serait une profonde remise en cause du contrat social sur les pensions qui ne doivent pas perdre de valeur au cours du temps.
La FSU Culture appelle les agent·es à se mettre massivement en grève à l’appel de toutes les organisations syndicales de la Fonction publique le 29 septembre.
D’autres choix budgétaires et fiscaux sont possibles.
Nos revendications salariales sont finançables : la seule taxe Zucman pourrait par exemple rapporter 20 milliards d’euros ce qui permettrait d’augmenter la valeur du point d’indice de 10 %.
Une grève massive à quelques jours du début du débat budgétaire enverra un signal fort au gouvernement et permettra d’envisager d’ancrer la mobilisation dans la durée.

OÙ MANIFESTER ?
Pour les Franciliens
Rassemblement des agents de la Culture aux Archives Nationales dans la cour d’honneur de l’hôtel de Soubise à 13h00
avant de rejoindre le cortège qui partira de République pour Bastille puis Nation.
Pour les autres, des manifestations sont prévues dans toute la France
