Dans le domaine de la culture, le repli de l’état se manifeste par une augmentation de la part accordée aux valeurs de l’économie libérale et par l’affaiblissement de tous les
modes de redistribution ou de répartition, ainsi qu’en témoigne le combat des intermittents du spectacle.
Le premier engagement de la FSU est de faire respecter le droit constitutionnel
à la culture. Il s’accompagne de la conviction qu’un service public solide, d’État ou de collectivités (selon le niveau de pertinence) et doté de moyens suffisants, est indispensable pour y parvenir et contribuer à réduire les inégalités sociales et territoriales.
Cette notion de service public s’oppose à la conception consumériste de la culture, selon laquelle tout secteur d’activité qui ne serait ni autosuffisant ni profitable est voué à disparaître ou à se transformer, quels que soient les besoins sociaux qui ont inspiré sa création.
Loin de répondre à une exigence de proximité, la décentralisation vise seulement à faire financer par les collectivités les missions dont l’état ne veut plus se charger, quitte à remettre en cause le caractère national du service public.
La FSU défend un service public assurant à tous les citoyens, quelles que soient leurs situations géographique, économique et culturelle, une réelle égalité d’accès.
Elle se bat pour garantir le service public et le renforcer. Ainsi, elle lutte contre l’érosion budgétaire, pour résorber l’emploi précaire, sous toutes ses formes et pour mettre en place une véritable gestion prévisionnelle des emplois (recrutements, formation, carrières, transparence des règles d’avancement particulièrement opaques). Elle lutte aussi contre une politique « managériale » réactionnaire et arbitraire, contre la rémunération au « mérite », qui tend à dissoudre toute notion d’équipe et de projet collectif au profit de la compétition individuelle. La FSU et ses représentants combattront sur ces différents fronts, dans tous les secteurs et dans toutes les tribunes et instances où ils siégeront (CAP, CTP, CHS,…).