Le rituel des vœux, c’est l’occasion de faire le point sur l’année qui vient de s’écouler et d’esquisser des horizons désirables pour l’année qui commence.
Bon… cette année 2026 démarre sur le constat anxiogène de la brutalité des régimes d’extrême-droite. Tournant le dos aux règles communes et à l’interêt général, ils imposent la loi du plus fort, et cela avec le soutien explicite des forces économiques et le soutien implicite de démocraties rongées par l’individualisme et les tristes passions réactionnaires.
En refusant de condamner l’intervention brutale et illégale de l’Amérique de Trump au Vénézuéla, Macron témoigne encore un peu plus de son impuissance.
Alors que les grands enjeux de la paix, des crises sociales et de la catastrophe écologique sont incontestablement ceux pour lesquels nous devrions trouver collectivement des solutions durables, les obsessions de l’extrême-droite et de la droite réactionnaire (sécurité, islam, immigration, autorité, « wokisme »…) semblent gagner peu à peu la majorité du spectre médiatique et politique. La politique macroniste de compression des dépenses publiques a des conséquences dramatiques pour les vies des Français. Les injustices fiscales et la déchéance des services publics étant, avec le racisme, les plus efficaces engrais de l’extrême-droite.
Les avancées apparemment inexorables de l’individualisme et des néo-fascismes sont pour beaucoup d’entre nous comme l’écharde à laquelle on préfère ne pas penser quand on ne sait pas comment la retirer. Un proverbe burkinabe le dit ainsi « s’assoir sans rien faire n’ôte pas l’épine du pied ».
Que l’année qui démarre nous permette de prendre le temps de la réflexion, qu’elle soit riche en débats, qu’elle permette à chacun, avec ses proches, avec ses collègues de trouver des solutions collectives. Sans reconstruction des collectifs, pas de solution collective. Chacune et chacun d’entre nous, dans son environnement de travail, a la capacité de recréer de la solidarité et d’améliorer nos vies. C’est là que les syndicats ont leur utilité. Ils constituent le meilleur outil pour la défense de nos missions, de nos conditions de travail et de nos emplois.
La FSU Culture représente l’ensemble des personnels, défend les valeurs, les missions et les métiers des services publics de la culture, et compte sur vous pour l’aider à défendre les services publics et la culture qui sont indispensables face aux dangers qui nous font face.
En ce début d’année nouvelle, nous espérons voir venir le temps de la culture et de la solidarité, de la création et du mieux commun.
Nous souhaitons à chacune et chacun que cette année vous apporte santé et bonheur, joie et optimisme.
Chers collègues, bonne année 2026 !